Association Journalistes Nomades – Projet « Couleurs Jeunes »

Les Journalistes Nomades vadrouillent, enregistreurs et appareil photo en bandoulière, pour dresser le portrait de jeunes… pas comme l’on pense. Leur but est de casser les clichés sur la jeunesse et sur l’Afrique au travers de reportages multimédia.

L’association étudiante, lauréate du PIEED 2011, encourage les regards décalés de jeunes sur les jeunes, avec son projet « Couleurs Jeunes » débuté en juin 2010, au Bénin.

Après trois mois de reportages et de rencontres avec des jeunes audacieux qui renvoient une image très différentes de nos préjugés sur la jeunesse africaine, ils étaient plus que décidés à mettre sur pied l’exposition itinérante « Couleurs Jeunes ».

Cette exposition multimédia était un prétexte et un instrument pour organiser des débats entre jeunes sur la notion de « préjugés », de « cliché ». Des jugements qui pèsent souvent sur les jeunes et sur les jeunes dits d’Afrique, régulièrement stigmatisés. Ainsi au Bénin, l’association Journalistes Nomades a réalisé onze portraits multimédias, ce qui correspond à onze web-documentaires, trois vidéos, vingt-deux photos, trente-huit minutes de bande sonore.

Le Projet des Journalistes Nomades :

Déconstruire les stéréotypes sur les jeunes et  « l’Afrique » et sensibiliser les étudiants sur les clichés véhiculés, avec des web-documentaires et des expositions-débats

1ère étape : Le Bénin.

2ème étape : L’exposition itinérante en France et au Bénin.

Leur projet s’est déroulé dans un contexte particulier, au moment du cinquantenaire de l’indépendance de 14 pays africains en 2010, et dans un contexte de crise en France qui a régulièrement stigmatisé les jeunes par une image négative de la jeunesse (sans avenir, chômeur, délinquants, etc…)

Les portraits de jeunes ont été réalisés au Bénin et au Togo de Juillet à Septembre 2010 et en juin 2011. Les Journalistes Nomades ont ensuite organisé des expositions-débats en France et au Bénin entre février et novembre 2011. Fin 2012 et début 2013, des portraits de jeunes en France et dans un territoire d’outre-mer ont ensuite été réalisés pour mettre en face-à-face ces différentes jeunesses. Un site internet a été créé pour ce projet : www.journalistesnomades.com

Les actions de sensibilisation de l’association, avec les débats et les expositions, visent d’abord les lycéens, les étudiants, les volontaires civiques, et les jeunes en général. Mais des web-documentaires sont diffusés sur leur site internet pour toucher un public plus varié.

Leur but est de sensibiliser le public étudiant et lycéen aux idées reçues sur la jeunesse et sur l’Afrique Noire. Ils veulent améliorer l’image des jeunes et celle de l’Afrique en déconstruisant les stéréotypes. Ce projet s’inscrit dans un cadre pédagogique et civique. C’est un projet d’éducation à la tolérance et un projet journalistique :

Ainsi, ils entendent provoquer une réflexion collective et individuelle sur les stéréotypes que la société ainsi que ses individus véhiculent. C’est également une démarche solidaire : en tant que jeunes, il leur paraît indispensable que toute société ait une image plus positive de sa jeunesse, une jeunesse qui fait souvent peur aujourd’hui et qui  a régulièrement mauvaise presse.

Pour favoriser les échanges et la prise de conscience, ils ont mis en place des outils d’éducation au développement lors des débats organisés :

–     Des animations ont été organisées pour questionner nos clichés et nos préjugés, ce qui a permis une plus grande implication des participants. Les jeunes comme les adultes ont essayé de prendre du recul et de changer leur regard.

–      L’exposition a aussi servi de base de travail à certains enseignants des lycées qui ont participé au projet.

–       Des web-documentaires et des reportages sonores ont été utilisés pour sensibiliser le public.

–      Ils se sont également servis des jeux d’éducation à la tolérance lors des animations, inspirés de ce qu’il se fait déjà dans le milieu de la solidarité internationale.

Par ex : « Gloria est une étudiante béninoise à Cotonou. En un mot, les uns après les autres, comme la décririez-vous? » 

Dans les réponses données, l’association a pu constater que le public avait beaucoup de préjugés. Après cet exercice, ils ont montré une vidéo d’une étudiante de Cotonou bien réelle, pour que le public visé ait une autre vision que celle pré-acquise notamment par les médias.

L’association Journalistes Nomades donne ses conseils pour ceux qui veulent s’engager dans des actions d’EAD :

«  Il est important pour mener des actions d’EAD de se former aux techniques d’animation ou avoir recours à des personnes formées, comme nous avons pu le faire lors d’un débat au Lycée Audiberti d’Antibes. De plus, il faut bien préciser l’objectif auprès du public. Parfois, les étudiants s’attendaient davantage à découvrir le Bénin et le Togo, comme dans un cours d’histoire ou de géographie. Or, nous avons travaillé sur leur image des pays africains. Enfin, faire intervenir des journalistes ou des sociologues pour parler de ces clichés véhiculés notamment dans les médias sur les jeunes et l’Afrique, constitue un gage de qualité. »

Pour plus d’information sur Journalistes Nomades rendez-vous sur le site :

http://laboiteaportraits.over-blog.com/

ou www.journalistesnomades.com

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